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3 minutes avec Cyril Brun



3 minutes avec Cyril Brun


Plus-de-Bulles : Des amis arrivent à l'improviste ce soir. Vous sortez quelle bouteille de votre cave ?


Cyril Brun : Déjà avec des amis, on va sortir un gros flacon. Au moins un magnum parce que je pense qu'à partir de quatre on peut commencer à sérieusement se poser la question. J'irai plutôt vers un non millésimé. C'est vraiment le champagne qui pour moi a un caractère universel et qui va pouvoir permettre éventuellement d'aller chercher d'autres bouteilles après.


Plus-de-Bulles : Quel est le champagne qui vous a laissé le plus grand souvenir ?


Cyril Brun : Ouf ouh ouh ! Je dirais un Veuve Clicquot 55 en magnum que j'ai bu... Je l'ai bu à plusieurs reprises et c'était absolument fabuleux. C'était incroyablement jeune. Il y avait tout.


Plus-de-Bulles : Selon vous, quel est le secret pour élaborer un bon champagne ?


Cyril Brun : Il faut beaucoup de temps. Je pense que le temps est... Nous, on a tendance à dire chez Charles Heidsieck que le temps c'est le quatrième cépage. Et plus ça va, plus j'en suis convaincu.


Plus-de-Bulles : Quel est le vin ou l'alcool le plus étrange que vous ayez dégusté ?


Cyril Brun : Au cours de mes voyages, j'ai bu des choses parfois assez exotiques. En Chine notamment où on fait des vins et de l'alcool avec un peu de tout et parfois n'importe quoi. C'est pas les plus grands souvenirs mais au moins je peux dire que j'ai survécu.


Plus-de-Bulles : Quel est votre plaisir coupable avec du champagne ?


Cyril Brun : Ça peut être un burger avec un champagne. Parce que oui, on y pense pas forcément... Alors, je mange pas des burgers tous les jours, toutes les semaines. Mais je trouve que ça a un côté un petit peu transgressif et c'est pas mal.


Plus-de-Bulles : Si vous ne deviez boire plus qu'une seule cuvée, laquelle choisiriez-vous ?


Cyril Brun : Si je devais en prendre qu'un, ce serait le Blanc des Millénaires je pense. Parce que c'est quand même une cuvée qui amène à la fois de la profondeur, du gras, de la puissance et il y a un côté militatif dans un verre de Blanc des Millénaires.


Plus-de-Bulles : Avec quelle personnalité, présente ou passée, aimeriez-vous partager une bouteille ?


Cyril Brun : Avec Barack Obama. C'est quelqu'un que j'admire beaucoup et je pense que c'est un très grand monsieur. Et je pense qu'il doit beaucoup manquer aux Américains.


Plus-de-Bulles : Quelles bouteilles allez-vous sortir pour les fêtes ?


Cyril Brun : Alors pour les fêtes, on va je pense faire une mini-verticale de Blanc de Blancs. On va faire plusieurs non-vintage. Donc il y aura évidemment du Charles Heidsieck, il y aura du Ruinart, il y aura du Billecart. Et puis après, on ira chercher des choses un peu plus vieilles, un peu plus matures. J'ai quelques vieux magnums de Palmer en Blanc de Blancs qui vont faire l'affaire.


Plus-de-Bulles : Pour vous, c'est quoi le millésime parfait ?


Cyril Brun : Le millésime parfait, c'est celui qu'on a en très grande quantité dans la cave et dans tous les formats.