Au début du XXe siècle, le vignoble champenois est détruit par le phylloxéra. Tout doit être replanté avec des porte-greffes issus de plants américains, pour résister à l’insecte dévastateur. Tout, à l’exception de deux parcelles Bollinger classées Grand cru : les Chaudes Terres et le Clos St Jacques, à Aÿ. Deux parcelles cultivées à l’ancienne, en foule, selon la méthode du provignage, travaillées manuellement et parfois même à l’aide d’un cheval de trait. Bollinger Vieilles Vignes Françaises est un symbole, porteur d’une mémoire presque disparue : un souvenir patrimonial, extraordinaire et bouleversant. Ce millésime 2005 produit en 3702 bouteilles numérotées, a été vendangé le 22 septembre 2005 puis mis en élevage en cave. Ce blanc de Noirs Grand Cru non dosé révèle une élégante maturité et s’exprime de manière très généreuse. A l’œil, une robe d’un or profond, une couleur qui évoque la lumière d’un matin d’automne. Au nez, très intense, caractéristique des millésimes mûrs ; des arômes de coing, miel, abricot sec, pâte de fruit ; des notes tertiaires de pain grillé, toasté.
Au palais, on découvre une bouche ronde, crémeuse, avec une effervescence fondue dans le vin, salinité et minéralité en finale, une incroyable longueur, une richesse et une maturité exceptionnelles. La cuvée Vieilles Vignes Françaises 2005 de Bollinger peut s’accompagner des mets les plus rares, mais se suffit à elle-même pour créer des occasions de consommation exceptionnelles ; entre passionnés, il se déguste avec solennité.
Servi entre 8 et 10° il peut se déguster dès à présent en accompagnement de caviar blanc et de truffe d’Alba, ou bien se laisser vieillir en cave.


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