Le journal américain de référence


Relativement peu connu en France, Wine Spectator est une bible du vin et des spiritueux outre-Atlantique. Le titre publie 15 numéros par an avec pour chaque édition un nombre impressionnant, entre 400 et 1000 de vin dégustés, notés sur une échelle de 50 à 100 et commentés, plus que n'importe quel guide du champagne et des vins. Autour de ces dégustations, des reportages, des portraits, des interviews et des news autour du dieu vin. Le magazine a été fondé à San Diego en 1976 par Bob Morrisey. Racheté 3 ans plus tard par l'éditeur Marvin R. Shanken qui est encore son rédacteur en chef, le titre prend une autre ampleur. Le nombre de vin dégustés explose et dès la première année de l’ère Shanken, ce ne sont pas moins de 12 400 vins qui sont testés à l’aveugle.


Une expansion formidable


Dès 1981, le magazine lance un concours qui passe en revue les cartes des vins des restaurants et leur discerne des prix en fonction de leur qualité : Prix d'excellence, Best of Award of Excellence et le Grand Prix (niveau le plus élevé). En 2009 plus de 3500 restaurants avaient obtenus une de ces récompenses. Marvin R. Shanken a rapidement compris la valeur de la marque Wine Spectator, de l'impacte des notes et de son guide, et l’a décliné rapidement. Ainsi il organise le Wine Experience, un événement annuel qui rassemble des dégustations et conférence sur le vin. Lors de l’édition 2009, plus de 1000 personnalités du monde du vin avaient pris la parole lors de cet événement.


Une critique… critiquée


L’indépendance du Wine Spectator et la qualité de la critique a pourtant été mise à mal en 2008 quand Robin Goldstein, le fondateur du guide Fearless Critic, une collection de guide gastronomique qui affiche une indépendance à toute épreuve, a soumis la carte des vins d’un restaurant fictif, l’Osteria. Or le Wine Spectator avait accordé un prix d’excellence pour cet établissement fantôme dont la carte regorgeait de vins italiens médiocres. Avec 4500 demandes soumises par les restaurateurs par an, Wine Spectator engrange autour de 1 million de dollars chaque année grâce aux frais de soumission. Plus largement, les notes accordées à certains grands noms du vin et du champagne prêtent parfois à sourire et certains pensent que les critiques du Wine Spectator s’attardent plus sur l’étiquette que sur le contenu de la bouteille.


Les coups de coeur champagne du Wine Spectator :


- Belle Epoque Blanc de Blancs - Perrier-Jouët

- William Deutz 1999 – Deutz

- Vintage 2003 – Dom Pérignon

- La Grande Année 2004 – Bollinger

- Nicolas-François Billecart 2000 – Billecart-Salmon

- Salon 1997 - Salon

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