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ACTU

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Comme chaque année à la même époque, 60 millions de Consommateurs consacre un article au champagne. L’année dernière j’avais évoqué le classement de ce magazine et de son concurrent Que Choisir, et stigmatiser l’effet ventre mou de ces classements qui finalement ne distinguaient pas grand monde. Un article qui m’a valu quelques retours musclés… Rebelote cette année, dans son numéro de Décembre 2010, le mensuel dédié à la défense des consommateurs déguste 18 cuvées de champagne et 20 bouteilles de Crémant. Les résultats, comme l’année dernière, mais pour d’autres raisons, sont relativement étonnants.

Moët & Chandon en tête

Arrive en tête le Brut Impérial Moët & Chandon, avec la note de 15/20. Un résultat qui ne manquera pas d’étonner les amateurs de champagne chez qui généralement le Brut Impérial n’a pas une cote incroyable. Ils considèrent plutôt ce champagne comme une cuvée de très grande consommation produite en masse. Avis que je ne partage qu’à moitié depuis ce fameux magnum ouvert un soir d’octobre 2009. 60 millions de consommateurs parle d’un champagne gourmand au nez de fruits jaunes et de pain de mie, la bouche est nette et minérale.
Le Brut Impérial est suivi par trois cuvées : la cuvée Demoiselle de la maison Vranken, le Brut Laurent-Perrier, et le Carte Jaune Veuve Clicquot, tous trois notés 14,5/20. Un sacré embouteillage sur la seconde marche du podium ! Le Brut Laurent-Perrier est salué pour son aspect vineux et fruité, le Demoiselle Vranken pour son aspect consensuel et le Clicquot pour son équilibre.

Ruinart : une finale pâteuse, un champagne un peu court

Sans passer en revue le reste du classement, on notera quelque surprises comme la bonne note du Brut Nicolas Feuillatte (14/20), ou la claque infligée à Ruinart avec le Brut R de Ruinart qui récolte un maigre 11,5/20 et la palme du plus mauvais rapport qualité/prix. Le mensuel évoque un champagne au nez fin, à l’attaque franche mais surtout à la « finale pâteuse sans élégance. Un champagne un peu court ». Autre désaveux : Piper-Heidseick dont le Brut obtient un petit 10,5/20Nez faible avec une légère oxydation. Bouche maigre, manque de vivacité et de longueur. Un champagne maigrichon »). Bon dernier, le champagne Brut Charles de Cazanove reçoit un cinglant 7,5/20un nez grossier de pomme blette révélant une oxydation assorti d’une attaque agressive, d’un goût de réduit et d’un dosage excessif »… n’en jetez plus !).

L’effet millésime ?

60 millions de consommateurs se rend compte des variations étonnantes de son classement d’une année sur l’autre, en citant le vainqueur de cette année, le Brut Impérial Moët & Chandon, qui avait reçu un très faible 9/20 il y a un an. Ce grand écart, se justifierait par la qualité de la vendange. « A croise que le millésime influence aussi les bruts sans année, à moins que ce ne soit le stockage qui entraine des taux de défectuosité importants » tente le journal. Si l’effet millésime, malgré un assemblage qui intègre des vins de réserve de façon plus ou moins importante selon les maisons, a un impact sur la qualité de la cuvée et qu’il convient de la prendre en compte, je m’étonne que le mauvais stockage, plus probablement le fait du détaillant que de la maison, soit également pris en compte pour juger un champagne…